comment sortir d'un traumatisme

February 20, 20263 min read

Quand le passé ne passe pas : vivre avec un traumatisme non traité… et retrouver le mouvement

Traumatismes

Il y a quelque chose en moi qui ne s’apaise pas.

À l’extérieur, je peux sembler aller bien. Je travaille. Je parle. Je souris parfois. Mais à l’intérieur, une partie de moi reste en alerte. Comme si le danger n’était jamais totalement passé.

Je ne comprends pas toujours mes réactions. Et c’est peut-être ça le plus difficile.

Ce que je vis au quotidien

Mon corps ne se détend jamais complètement.

Je peux me réveiller fatigué(e), même après une nuit entière. Mon sommeil est léger. Parfois, des images reviennent. Parfois, ce n’est même pas clair, juste une sensation.

Il m’arrive d’être envahi(e) d’anxiété sans raison apparente. Mon cœur s’accélère. Mon ventre se noue. Je me prépare à quelque chose… qui n’arrive pas.

Ou au contraire, je me sens vide. Comme coupé(e) de moi-même. Comme si mes émotions étaient trop dangereuses pour être ressenties.

Je peux être hypervigilant(e), toujours en train d’anticiper.
Ou me refermer complètement.

Les relations sont compliquées. Faire confiance est difficile. Je peux aimer profondément… et avoir peur en même temps.

C’est épuisant.

Ce que je pense de moi

Avec le temps, certaines pensées se sont installées :

« C’est de ma faute. »
« Je suis trop sensible. »
« Je devrais être passé(e) à autre chose. »
« Pourquoi je n’arrive pas à avancer ? »

Je me compare aux autres. Eux semblent gérer. Moi, je lutte avec des réactions que je ne contrôle pas.

Je me demande parfois :

  • Est-ce que je suis cassé(e) ?

  • Pourquoi je réagis encore comme si tout était dangereux ?

  • Est-ce que quelqu’un peut vraiment comprendre ce que je vis ?

  • Est-ce qu’il existe une vraie solution ?

Je fais des efforts. Beaucoup d’efforts.
Mais quelque chose résiste.

L’errance

J’ai essayé d’aller mieux.

J’ai lu. J’ai réfléchi. J’ai essayé de penser différemment.
Parfois j’ai consulté.
Parfois je me suis jeté(e) dans le travail.
Parfois j’ai fui.

Certaines choses m’ont aidé(e) un temps. Mais dès qu’une situation ressemble de près ou de loin à ce que j’ai vécu, tout revient.

Comme si mon corps n’avait jamais reçu le message que c’était terminé.

Cette errance crée une fatigue morale profonde. Une impression de tourner en rond. De faire du sur-place.

Découvrir que je ne suis pas « défaillant(e) »

Un jour, j’ai compris quelque chose d’essentiel :
ce que je vis n’est pas une faiblesse.

C’est un système nerveux bloqué dans une expérience passée.

Le traumatisme ne disparaît pas parce qu’on décide d’être fort(e). Il reste inscrit tant qu’il n’a pas été retraité.

Et c’est là que j’ai découvert l’EMDR.

L’EMDR : une vraie possibilité de rétablissement

L’EMDR (Eye Movement Desensitization and Reprocessing) ne consiste pas simplement à parler du passé. Elle permet au cerveau de retraiter les souvenirs traumatiques restés figés.

Progressivement, j’ai pu ressentir que :

  • les souvenirs devenaient moins envahissants,

  • mon corps réagissait moins violemment,

  • mes pensées sur moi changeaient,

  • je me sentais plus stable à l’intérieur.

Je n’ai pas effacé mon histoire.
Mais elle a cessé de diriger ma vie.

Je n’étais plus en survie.
Je pouvais respirer autrement.

L’EMDR n’est pas magique. C’est un processus. Mais c’est une approche solide, reconnue, et profondément réparatrice quand elle est bien accompagnée.

Aujourd’hui, je sais une chose :

Je n’étais pas cassé(e).
J’étais blessé(e).

Et une blessure, lorsqu’elle est traitée avec justesse, peut cicatriser.

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Stéphane Combet

Hypnothérapeute, Coach de vie et formateur PSSM PNL, EFT, EMDR -h, Préparateur mentale

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